02 janvier 2012
Bonne année à bulles !
Il s’agit de la Bubble Machine d’Ariel Schlesinger actuellement exposée au musée des ducs de Wurtemberg à Montbéliard au sein d'une expo nommée Phenomena Of Resonnace. Il a conçue cette œuvre à son arrivée à Berlin en 2006. Il s’agit parait-il de la pièce majeure de son travail. Pourquoi pas, en tout cas elle m’a beaucoup plu. C’est dommage les photos ne le retransmettent pas mais la regarder fonctionner est assez hypnotique.
27 décembre 2011
Joyeuses fêtes
23 novembre 2011
Mauvaise surprise, ou quand la réflexivité lasse
Je sors du théâtre et je viens de voir Une raclette. Pourquoi y suis-je allée ? Depuis cette année le TAP a un nouveau directeur. Comme ce changement le prescrivait, le nouveau directeur et la nouvelle programmation furent un temps la coqueluche de la presse locale. Se prêtant au jeu, en début de saison le directeur nous livre sa recommandation : Une Raclette de Jean-Christophe Meurisse par la compagnie Les Chiens de Navarre. Soyons clairs, monsieur le directeur je ne vous dis pas merci.
Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu une pièce aussi pénible. Jetons un œil au petit texte de présentation : « Huit acteurs qui s’amusent à imiter le réel et le théâtre, qui s’en moquent ou s’en délectent et font ce qu’on leur avait dit de ne jamais faire sur plateau ». On les sent plein d’intentions : ah si on jouait avec les conventions théâtrales ah si on mettait les deux pieds dans les tabous. Soyons honnêtes si leurs intentions n’étaient que celles-ci et qu’ils n’avaient aucun espoir d’être enthousiasmants, disons intéressants ; ils ont réussi. Il faut dire qu’ils ne lésinent pas : dés le prologue nous ne coupons ni aux « blagues » racistes et ni à celles sur les sourds. Bien entendu Fukushima, le Darfour, la pédophilie, le meurtre, le viol ne se font pas attendre longtemps. Quant à malmener les conventions théâtrales aux deux tiers de la pièce c’est quasi plié : on a vu les acteurs enlever et remettre leurs postiches, costumes, on les a vu faire et défaire leur décor, puis des lampes tombent, puis les rideaux, … De fait que leur reste-t- il pour le dernier tiers ? Mimer des actes sexuels entièrement nus sur scène, bah tiens voyons.
Voila du théâtre nombriliste sans goût ni gouasse comme on dit en Poitou.
19 novembre 2011
Contente !
Que je suis parce que le recueil Millimètres vient de paraître chez publie.net. Je vous enjoins à aller y jeter un oeil voire même à vous y attarder. Franchement ça vaut le détour. Lecteurs que les choses soient claires il ne vous sera pas permis de remettre en doute ne serait-ce qu'une seconde mon objectivité! Ni parce que l'auteur c'est lui ni parce que j'ai un tout petit peu participé.
18 novembre 2011
Isabelle de Bourbon-Parme, le ventre de l'empire et pas que
Belle rencontre que celle-ci, quelques heures passées avec Isabelle de Bourbon-Parme. En effet voila déjà quelques temps que grâce au travail d’Elisabeth Badinter nous pouvons lire une partie de sa correspondance avec sa belle-sœur l’archiduchesse Marie-Christine. Pour replacer : la dite Isabelle était la petite-fille de Louis XV et elle épousa en 1760 le futur empereur Joseph II. Les écrits d’une princesse de l’époque on n’y aurait pas cru. Mais si ! elle était cultivée et savait écrire, de fait cette correspondance est spirituelle et l’on imagine une jeune-femme très vive. Décidément ne vous laissez pas débouter avant de l’avoir lu il ne s’agit pas d’histoires de belles toilettes ou de je ne sais quelle affaire de princesse. Au fil des lettres nous découvrons ce qui occupe l’esprit de leur auteure que ce soit la musique (elle excellait parait-il au violon), l’écriture, la politique, etc. Quant au « titre-citation » donné à cette correspondance par Elisabeth Badinter « Je meurs d’amour pour toi… » et bien oui il y a eu de l’amour entre cette femme et sa belle-sœur et cette partie de leur correspondance en conserve la trace.
16 septembre 2011
Récolte melloise
Depuis qu’on m’y a traîné il y a deux ans, je vais maintenant enthousiaste me balader à la biennale d’art contemporain de Melle. Oui je sais c’est le fief de Ségolène. Oui ça sert de vitrine. Oui les thèmes choisis le sont avec des soins, disons... politiquement orientés et il faut bien avouer que ça sent d'avantage la démonstration que la conviction. Tant pis il y a des artistes qui font des trucs bien alors j’y vais.
Pour rendre à César ce qui est à César : la première photo est celle de l’installation Hymne de Claude Lévêque. La seconde c’est L’arc-en-ciel de l’humanité de Shigeko Hirakawa, artiste japonais qui vit en France depuis 1983. La troisième de mon quarte gagnant il s’agit de sculptures de Bathélémy Toguo artiste camerounais. Enfin pour la dernière une photo de Dialogue de l’ADN de Chiharu Shiota.
Pour ceux que ça tente vous pouvez encore y aller faire un tour, ça s'arrête dimanche soir.
04 septembre 2011
Oh la grosse araignée!
Cette grosse bestiole se trouve à l’extérieur du musée Guggenheim de Bilbao. Décidément les araignées de Louise Bourgeois sont bien les seules qui me conviennent.
02 septembre 2011
Ca y est j'ai vu une corrida.
J’y suis allée volontaire et intriguée mais n’y connaissant strictement rien et ne sachant pas quelles seraient mes réactions. Je suis entrée dans l’enceinte des arènes et étant en avance, me suis fendue d’un petit tour. Que vois-je ? Une salle de presse : ok, une infirmerie : ah oui c’est nécessaire et le bloc opératoire : ah je n’y avais pas pensé mais bien entendu qu’une infirmerie ce n’est pas toujours suffisant…
Je m’assoie à ma place près de trois messieurs. Ils ont bien vite repéré que j’étais une bleue. Le petit monsieur le plus près de moi a alors entrepris de m’initier après m’avoir dit que « bon y’en a qui supporte pas, j’en ai vu sortir au premier tour, si vous sortez faut pas avoir honte ». Merci pour la précaution. Le premier taureau entre dans l’arène, les bouillonnements de sang ne se font pas attendre. Oui c’est violent mais que c’est beau. Les gestes sont précis, les couleurs chatoyantes à souhait. Je me régale, les émotions sont fortes, c’est certain une corrida ça vous transporte.
Je dois dire que j’ai également découvert tout un petit monde aux mœurs et vocabulaire inconnu. A vrai dire je n’ai pas tout compris. Pour l’exemple : un jeune toréador entre dans l’arène, Manzanares pour le nommer. Les aficionados près de moi avaient connu le père, ici ils jaugent puis apprécient la prestation du fils. Ils parlent entre eux « ce petit il aura loin si les taureaux le respectent ». Je ne saisis pas vraiment, c’est comment un taureau qui respecte un toréador ? Je n’en ai aucune idée mais j’ai bien senti la gravité avec laquelle cette condition était évoquée. Je me suis aussi aperçue que nous autres les non initiés, ne saisissions pas tout à fait le sens d’ « aficionados ». Certainement si ces gens nous entendaient le prononcer ils trouveraient qu’on galvaude. Parfois je ne comprends pas non plus tout à fait les réactions bruyantes d’un public relativement sanguin, parfois mon initiateur m’explique.
Ca y est j’ai vu une corrida, maintenant je sais combien ça peut-être beau et émouvant et j’ai hâte d’en voir une seconde et d’en comprendre d’avantage.
Je n'y étais pas seule, lui aussi vous en parle.
28 août 2011
Vade me cum à l'usage d'un cosaque
Aucune envie de remuer ce matin il sent bien qu’il n’en aura pas d’avantage cette après-midi ce soir ou demain.
La masse d’en face, l’impressionne, le tasse, le toise.
Elle est l’origine de l’absence ; malvenue ; malpolie.
De mémoire d’homme, il a toujours voulu, il a toujours pensé ne jamais s’arrêter de vouloir.
Elle deviendra cible.
Que trépasse l’hiver, qu’il terrasse la masse.
Il écrit une farce en forme d’exutoire à défaut de l’inverse.
Sa colère a grandi, « j’ai d’abord été petit cosaque ». Il s’est enrougi dans le silence. Les yeux devinrent encore plus métalliques.
Il ne deviendra pas grand cosaque.
Je vous livre ici un court texte réalisé en atelier d'écriture maison avec celui-ci et celui-là. La contrainte était ici de choisir rapidement cinq chaînes de deux à cinq mots dans cinq livres différents et de les intégrer dans le texte à venir.
27 août 2011
Mon Château d'Ussé, épisode 5
Lecteurs attentifs comme vous l’aurez remarqué sur l’une des photos de l’épisode 4 près du vase est posé un portrait de Chateaubriand. Claire de Duras se plaisait à l’appeler « son cher frère » en dépit de leurs rapports houleux, il faut dire que la duchesse était un brin possessive et lui un chouilla opportuniste. Mais bon ce n’est pas le propos du jour et si il y en a que ça intéresse je pourrais toujours vous en recauser. Je vous ai donc mis pour ce cinquième épisode une photo des cèdres du Liban offerts à Claire de Duras par Chateaubriand en 1808. Encore une des traces, celle-ci imposante, de l’ancienne maîtresse des lieux qui se trouve désormais oubliée dans sa demeure jusque dans la « librairie-boutique » du château dans laquelle aucun de ses écrits ne figure…
crédit photographique: www.urbietorbi.canablog.com














